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> Consulter les schémas du Dr Berrih-Aknin Le Pr Sara Fuchs, de l’Institut Weizmann (Israël), a
expliqué que l’ injection du RACh de torpille permettait d’obtenir un
modèle similaire à la maladie humaine chez le rat. Grâce à ce modèle et aux
puces à ADN, le Pr Sara Fuchs et son équipe ont mis en évidence le rôle d’une
autre chemokine, l’IP10, dans les mécanismes pathogéniques de la myasthénie.
Cette équipe a par ailleurs montré l’intérêt de moduler l’expression des
phosphodiésterases (par la pentoxyfilline) pour améliorer les symptômes de la
maladie chez le rat.
Enfin, Le Pr Mona Soreq, de l’Université Hébraïque
de Jérusalem, a mis en avant le rôle joué par l’acetylcholinesterase,
non seulement au niveau de la jonction neuromusculaire, mais aussi
dans l’inflammation, en insistant sur le rôle d’une forme particulière
d’acetylcholinesterase, la forme R (Readthrough), liée au stress.
Le Pr Soreq a également présenté les résultats prometteurs d’un
essai clinique en phase I chez des malades.
![]() Réparation membranaire : un nouveau mécanisme physiopathologique dans la dystrophie musculaire Les dystrophies musculaires sont caractérisées par une faiblesse et une fonte
musculaires progressives dues à la nécrose des fibres musculaires. Les gènes
responsables des dystrophies musculaires codent l’intégralité des protéines du
DGC (dystrophine-glycoprotéines), de la matrice extra-cellulaire (qui lient le
DGC) et des enzymes nécessaires à la glycosylation des dystroglycanes. Le
déficit du complexe DGC entraîne une rupture du lien entre la matrice
extra-cellulaire et le cytosquelette.
L’importance du mécanisme de réparation du sarcolemme dans les dystrophies
musculaires a été développée par l’équipe de K. Campell de l’Université d’Iowa
(USA) lors du congrès de Myologie 2005. Il a été notamment souligné le rôle de
la dysferline et le rôle activateur du calcium dans la voie de réparation
membranaire.
L’association d’un nombre important de dystrophies musculaires au complexe
DGC révèle la nécessité d’une intégrité structurelle de la membrane
cytoplasmique du muscle squelettique. En plus de ce complexe, les cellules
musculaires utilisent d’autres mécanismes pour maintenir l’intégrité
sarcolemmique. En effet, l’absence de dysferline chez des souris entraîne une
dystrophie musculaire lentement progressive malgré un complexe DGC fonctionnel.
La dysferline est la première protéine identifiée intervenant dans la réparation
de la membrane musculaire. Les dystrophies musculaires liées à la dysferline
apparaissent ainsi comme une nouvelle classe de dystrophies musculaires où le
mécanisme de réparation (et non la structure) de la membrane cytoplasmique est
anormale. Des mutations du gène de la dysferline sont responsables de la LGMD2B
(dystrophie musculaire des ceintures de type 2B) et de la myopathie de Miyoshi
(myopathie distale).
La connaissance des mécanismes moléculaires de différentes formes de
dystrophies musculaires ouvre la voie à de nouvelles stratégies
thérapeutiques.
> Vendredi 13 mai, 11h45, conférence plénière de Kevin Campbell (Bases moléculaires de la dystrophie musculaire) ![]() Résultats prometteurs de
deux essais de thérapie génique chez des modèles murins de dystrophies
musculaires des ceintures
Les dystrophies musculaires des ceintures (LGMD pour limb girdle muscular
dystrophy) représentent un groupe de maladies neuromusculaires caractérisées par
une atteinte des muscles du bassin (ceinture pelvienne) et des épaules (ceinture
scapulaire), pour lesquelles il n’existe actuellement aucun traitement curatif.
Dans le cadre des recherches génétiques au Généthon (Evry), Isabelle Richard et
son équipe ont développé deux essais de thérapie génique chez des souris modèles
de la LGMD2A (calpaïnopathie) et de la LGMD2D (a-sacoglycanopathie). Le vecteur
viral AAV1 (adeno associated virus) couplé soit au gène de la calpaïne, soit au
gène de l’a-sarcoglycane a été injecté par voie intra-artérielle dans une des
pattes des souris modèles. Dans les deux cas, l’expression de la protéine
déficitaire a été rétablie et les capacités motrices de la patte des souris ont
été restaurées. Ces résultats très encourageants ont incité les chercheurs de
Généthon à proposer deux projets d’essais cliniques de phase I pour la
calpaïnopathie et l’a-sarcoglycanopathie.
> Vendredi 13 mai, 9h30, communication d’Isabelle Richard (Calpaine-3 et myopathie des ceintures de type 2A) |
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